Tuul et Bruno Morandi, l'appel de la steppe

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mercredi 2 mai 2018 à 17h03

Durée émission : 55 min

Tuul et Bruno Morandi, l'appel de la steppe

© DR - Tuul et Bruno Morandi, la steppe c'est "un ressourcement, un besoin, un appel"

Maroc, Pakistan... Ils ont beau parcourir le monde pour exercer leur métier de photographe, Tuul et Bruno Morandi reviennent souvent en Mongolie. Un pays synonyme pour eux de liberté.

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De tous les pays qu'ils ont parcourus, la Mongolie compte particulièrement pour Tuul et Bruno Morandi. Déjà parce que c'est le pays d'origine de Tuul, ensuite parce que c'est là qu'on éprouve plus qu'ailleurs ce sentiment "d'infinitude", comme il le décrit. Le couple de photographes a publié "Entre ciel et steppe - La Mongolie de Gengis Khan" (éd. Hozhoni). 
 

En Mongolie, vous pouvez faire un tour sur vous-mêmes à 360° et voir tantôt "un ciel limpide", puis "de petits nuages flottants", puis "un gros orage avec un mur d'eau en train de se déverser sur la steppe verte"... Et si on tourne encore on aperçoit "une quatrième sorte de ciel"

 

La mongolie, grande comme trois fois la France

On a l'impression que la Mongolie se résume à de la steppe. Or le pays est limité à l'Ouest par la chaîne de l'Altaï, au Sud par le désert de Gobi, au Nord par la taïga. Sur un territoire grand comme trois fois la France, la steppe se trouve surtout au centre et vers l'est du pays. Et plutôt qu'un paysage absolument plat, ça ressemble plus à l'aspect ondulé des collines de Toscane, à une échelle beaucoup plus grande.
 

Tous les ciels de Mongolie

La première fois qu'il a découvert le pays, Bruno Morandi a eu peur. Ce sentiment d'être perdu comme au beau milieu de l'océan, où vous pouvez voyager plusieurs jours sans rencontrer âme qui vive. Mais surtout ce qui le fascine c'est le ciel de Mongolie. "Je dirais que, pour nous Français qui ne sommes pas habitués aux grands espaces, ce qui est étonnant c'est cette 'infinitude'."

En Mongolie, vous pouvez faire un tour sur vous-mêmes à 360° et voir tantôt "un ciel limpide", puis "de petits nuages flottants", puis "un gros orage avec un mur d'eau en train de se déverser sur la steppe verte"... Et si on tourne encore on aperçoit "une quatrième sorte de ciel".
 

L'appel de la steppe

Née dans un petit village au nord de Oulan-Bator, Tuul Morandi a passé une grande partie de son enfance dans la steppe, à vivre sous la yourte entourée des troupeaux de yacks et de chameaux. C'était avec ses grands-parents, car ses parents sont de la première génération de Mongols à avoir fait des études et à être partis en ville travailler. Ce qu'elle a fait à son tour, Tuul Morandi a étudié les langues étrangères - ce pourquoi elle parle parfaitement le français. C'est d'ailleurs grâce à son métier qu'elle a rencontré Bruno Morandi, invité par Le Figaro magazine pour un voyage de presse qu'elle a accompagné.

Si elle est "devenue sédentaire, citadine", Tuul Morandi retourne dans la steppe une fois par an. "J'y vais une fois par an aujourd'hui, c'est un ressourcement, un besoin, un appel." L'appel de la steppe, synonyme de liberté. Mais bizarrement ce n'est que depuis qu'elle est photographe et qu'elle voyage dans le monde entier qu'elle redécouvre le sens de la vie nomade. "J'ai redécouvert les valeurs fondamentales de ce mode une vie de pasteurs nomades une fois que je suis devenue photographe voyageur."

 

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